- La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a interdit la manifestation du 31 octobre par un arrêté pris le 30 octobre à 15 h 30.
- Elle invoque des risques de troubles à l’ordre public, et FO saisit le tribunal administratif pour faire suspendre cet arrêté.
- Tant que le juge n’a pas tranché, ne prévoyez rien pour le 31.
- Le match Montpellier-Castres est reporté au 1er novembre, et vos billets restent valables.
Sommaire
- Pourquoi la préfète a interdit la manifestation du 31 octobre
- Ce que demandait Force ouvrière
- Le recours devant le tribunal administratif
- Quelles restrictions s’appliquent au centre-ville
- Les transports et le match de Top 14 le 31 octobre
- La suite du mouvement social après le 31 octobre
- Foire aux questions
La manifestation prévue à Montpellier ce samedi est interdite, par une décision prise la veille. Si vous comptiez y aller ou devez traverser le centre, c’est une mauvaise surprise, et vous voulez savoir quoi faire.
Ce qui suit explique les raisons de cette décision, ce que fait Force ouvrière pour la contester et les règles à connaître aujourd’hui.
Pourquoi la préfète a interdit la manifestation du 31 octobre
La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a interdit la manifestation par un arrêté pris le vendredi 30 octobre à 15 h 30. Une décision prise la veille laisse peu de temps pour réagir.
La préfecture invoque des risques avérés de troubles à l’ordre public. Elle reproche à FO de ne pas présenter de garanties suffisantes de sécurité, ni de service d’ordre capable de protéger les manifestants.
C’est le point central, et il explique presque toute la décision.
Le 24 octobre, la manifestation a réuni 6 300 personnes, alors qu’elle était interdite. Le bilan est lourd : près de 500 grenades utilisées, 40 personnes interpellées, 14 membres des forces de sécurité blessés et deux commerces dégradés.
Ces débordements et les appels à des rassemblements nocturnes expliquent en grande partie la décision. Restez loin du centre-ville après la tombée de la nuit : c’est le choix le plus sûr.
Ce que demandait Force ouvrière
FO-ESR et SNUDI-FO avaient déposé la déclaration pour soutenir les lycéens et dénoncer la vie chère. Leur mot d’ordre : contre la vie chère, pour les revendications de la jeunesse, contre la répression et pour les libertés.
Le parcours devait partir de la faculté des sciences, passer par les Arceaux, Gambetta, Clemenceau et l’avenue de Toulouse, puis rejoindre le parc Montcalm. Avec l’interdiction, ce parcours ne sera pas suivi : inutile donc de le chercher.
Sur l’encadrement, FO a accepté de chercher des volontaires pour tenir le cortège. En revanche, le syndicat refuse de donner leurs noms et de détailler ses plans d’action. Il conteste aussi sa responsabilité dans le maintien de l’ordre.
C’est là que le dialogue bloque. Le refus de donner les noms est difficile à défendre, car sans eux, personne ne sait qui tient les rangs.
Le recours devant le tribunal administratif
Force ouvrière ne laisse pas passer l’arrêté. Le syndicat saisit le tribunal administratif de Montpellier d’un référé, une procédure d’urgence pour faire suspendre une décision. Le dépôt est prévu en fin de journée le 30 octobre.
Pour vous, l’interdiction reste en vigueur tant que le juge n’a pas tranché. Si vous comptiez manifester le 31, ne comptez pas sur le recours pour lever l’arrêté d’ici là.
Solidaires et la FSU ont retiré leur déclaration le vendredi matin, parce qu’elles refusaient le parcours proposé hors du centre-ville. Leur retrait les éloigne du cortège prévu le 31 octobre.
Le sort du recours reste ouvert : aucune décision n’est connue. Si le référé échoue, l’arrêté tient le 31 octobre. Ne prévoyez donc rien autour d’une manifestation avant que le juge ait tranché : c’est la prudence la plus simple.
Quelles restrictions s’appliquent au centre-ville
Les rassemblements sont interdits de 6 h à 22 h dans l’Écusson, l’allée Jules-Milhaud et le parvis du Polygone.
De 20 h à 6 h, la zone s’élargit à la Comédie, à l’Esplanade, à Antigone et aux abords de la mairie.
Les mineurs ne peuvent pas circuler seuls dans le centre entre 20 h et 6 h. Le plus simple : rentrez avant 20 h.
Dans l’Hérault, deux interdictions s’ajoutent à celle de la manifestation. Avant de sortir, vérifiez ce que vous transportez et à quelle heure.
| Critère | Équipements de protection | Artifices et produits dangereux |
|---|---|---|
| Zone | Montpellier et plusieurs autres communes | Tout l’Hérault |
| Horaires | De 5 h à 22 h | Du 31 octobre à 6 h au 1er novembre à 3 h |
| Ce qui est interdit | Transport sans motif légitime | Usage ou transport |
| Objets visés | Masques à gaz, masques filtrants, lunettes de protection, casques, genouillères, coudières tactiques | Artifices et articles pyrotechniques, jerricans de carburant, acide, alcool ménager, produits inflammables ou chimiques |
Les transports et le match de Top 14 le 31 octobre
Le matin, les bus et les tramways du réseau TaM circulent normalement jusqu’à midi. Vous pouvez donc les prendre sans changer vos habitudes. L’après-midi, en revanche, le réseau est perturbé, avec des itinéraires et des horaires adaptés.
Si vous avez une correspondance à faire après midi, prévoyez plus de temps et vérifiez le tracé de votre ligne avant de partir. Pour un rendez-vous serré, ne comptez pas sur le tram l’après-midi : mieux vaut vous déplacer avant midi.
Le match Montpellier-Castres change de jour, et cela concerne directement vos billets. Retenez l’essentiel :
- Le match est reporté au dimanche 1er novembre, à 15 h, au Septeo Stadium.
- L’arrêté préfectoral l’a interdit, car les forces de l’ordre devaient sécuriser la mobilisation et ne pouvaient pas garantir la sécurité du stade.
- Les perturbations des transports compliquaient aussi l’accès des supporters.
- Vos billets pour le 31 octobre restent valables le 1er novembre. Vous n’avez aucune démarche à faire.
La suite du mouvement social après le 31 octobre
Le jeudi 5 novembre, FO appelle à la grève et à manifester dans toute la France. Le syndicat veut peser sur les salaires, l’emploi, les services publics et l’industrie : un mouvement national, pas seulement local.
Quelques jours après l’interdiction à Montpellier, la réponse de FO est nette. Si vous travaillez ou prenez les transports ce jour-là, vérifiez votre trajet avant de partir : mieux vaut le savoir la veille.
En Hérault, sept organisations appellent à la grève et à manifester le 5 novembre : la CGT, la CFDT, FO, l’UNSA, la FSU, Solidaires et la FA. Leur mot d’ordre couvre les salaires, les services publics et les libertés.
Le résultat du référé pèsera sur la forme de la mobilisation locale, mais la date ne bouge pas : bloquez le 5 novembre dans votre agenda dès maintenant.
Retenez l’essentiel : l’interdiction tient tant que le juge ne l’a pas levée, et le recours de Force ouvrière ne change rien d’ici là.
Avant de sortir, vérifiez l’heure, votre trajet et ce que vous transportez. Le soir, évitez le centre-ville : un détour vaut mieux qu’une mauvaise surprise.
Foire aux questions
Peut-on encore manifester à Montpellier en dehors du périmètre interdit ?
Oui, mais seulement hors des secteurs où les rassemblements sont interdits, et la manifestation ne peut pas s’y tenir.
En dehors de ces périmètres, les interdictions citées ne s’appliquent pas. Le plus simple reste de vérifier votre trajet avant de sortir.
Combien de temps le tribunal administratif met-il pour statuer en référé-liberté ?
Le tribunal administratif doit statuer en 48 heures en référé-liberté. Concrètement, si le dépôt a lieu en fin de journée le 30 octobre, une réponse peut tomber le 31, jour de la manifestation.
Ce délai est très court, alors suivez l’actualité du jour même avant de sortir.
Un arrêté d’interdiction de manifestation peut-il être contesté après la date prévue ?
Oui, Force ouvrière a annoncé un référé devant le tribunal administratif de Montpellier pour faire suspendre l’arrêté. Le dépôt est prévu en fin de journée le 30 octobre.
Tant que le juge n’a pas tranché, l’interdiction reste en vigueur, alors prévoyez comme si elle tenait.
Un mineur accompagné d’un adulte peut-il circuler pendant le couvre-feu du centre-ville ?
Oui. Le couvre-feu du centre-ville vise les mineurs non accompagnés : un jeune qui sort avec un adulte peut donc circuler. C’est seulement le mineur seul qui doit rentrer.

