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Blocages de facultés à Montpellier le 19 octobre : intervention policière à Richter, Triolet et Paul-Valéry fermés

Alexis
12 Min Read
Tensions à Montpellier : les forces de l'ordre face aux étudiants lors du blocage des facultés ce 19 octobre.
En bref
  • Le lundi 19 octobre, trois sites de Montpellier ont été bloqués par des étudiants.
  • Sur le campus Richter, la police est intervenue en dernier recours pour rouvrir les facultés.
  • Triolet et le campus route de Mende sont restés fermés toute la journée, pour des raisons différentes.
  • Le mouvement se poursuit, et d’autres mobilisations sont prévues dans les jours qui viennent.

Sommaire

  1. Le 19 octobre, trois facultés montpelliéraines bloquées par des étudiants
  2. Richter : la police intervient pour rouvrir la faculté d’économie
  3. Pourquoi Triolet et Paul-Valéry sont restés fermés toute la journée
  4. Les revendications du SCUM : sans-fac, filtres d’entrée et droits
  5. Le 17 octobre, jusqu’à 35 000 personnes dans les rues de Montpellier
  6. La suite annoncée : l’acte II des gilets jaunes le 24 octobre
  7. Foire aux questions

À Montpellier, les blocages de facultés se multiplient depuis plusieurs semaines. Les étudiants y voient un moyen de se faire entendre.

Pour un étudiant, la question est simple : son site est-il ouvert, et ses cours auront-ils lieu ? Cet article fait le point sur la journée du 19 octobre, site par site, et sur ce qui vient ensuite.

Le 19 octobre, trois facultés montpelliéraines bloquées par des étudiants

Le lundi 19 octobre au matin, trois sites ont été bloqués par des étudiants : la faculté des sciences, l’université Paul-Valéry et la faculté d’économie, sur le campus Richter.

Une seule intervention policière a eu lieu, à Richter. Les cours y ont repris à 9 h 45.

Concrètement, pour les étudiants, la journée se joue sur le site. Triolet et le campus de Paul-Valéry route de Mende sont restés fermés toute la journée.

À Richter, en revanche, la bibliothèque universitaire est restée ouverte de 8 h à 19 h.

Paul-Valéry n’est pas une composante de l’Université de Montpellier : c’est un établissement distinct. Son campus principal se trouve route de Mende, à Montpellier.

Pour les cours ou une fermeture, un étudiant de Paul-Valéry doit donc suivre les consignes de son établissement, et non celles de l’Université de Montpellier.

Richter : la police intervient pour rouvrir la faculté d’économie

Le choix du président de l’Université de Montpellier

Pour Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, le choix repose sur le nombre. Une large majorité d’étudiants voulait reprendre les cours, face à un nombre très restreint de bloqueurs. Bloquer la faculté empêchait donc ceux qui voulaient étudier d’entrer.

Il ajoute qu’au cœur du premier semestre, le risque de décrochage est fort. Les cours manqués pèsent vite sur la suite de l’année.

Philippe Augé qualifie le recours aux forces de l’ordre de « décision prise en dernier recours ». La police n’est donc pas un premier choix, mais une solution à laquelle on arrive quand le reste ne suffit plus.

Pour lui, sa responsabilité est de garantir à chacun la possibilité d’étudier et de travailler. C’est ce principe qui justifie, selon lui, l’intervention à Richter.

La réaction du SCUM

Le SCUM rappelle que des déblocages policiers avaient déjà eu lieu à la faculté de droit et de science politique le 6 octobre, lors de la première journée de blocage de ce site.

À l’arrivée des CRS, les étudiants du SCUM ont décidé de partir. Pour Enola Kraemer, porte-parole du syndicat, il n’y a eu aucune arrestation. Elle affirme aussi que la mobilisation continue « tant que nous n’avons pas eu satisfaction ».

Pourquoi Triolet et Paul-Valéry sont restés fermés toute la journée

Triolet, lui, a été fermé par l’Université de Montpellier, qui a suspendu les activités du site. La faculté des sciences, Polytech et l’IAE sont concernés par la réouverture.

Philippe Augé dit ne pas avoir demandé l’intervention des forces de l’ordre, qui aurait pu « cristalliser encore davantage les tensions ». Il préfère discuter avec le doyen et les directions, pour une réouverture « dans les plus brefs délais ».

Triolet et le campus route de Mende sont restés fermés le 19 octobre, pour des raisons différentes.

Critère Triolet Campus route de Mende (Paul-Valéry)
Qui a décidé L’Université de Montpellier Blocage par des étudiants
Activités le 19 octobre Suspendues Aucune activité possible
Déclaration rapportée Non citée Aucune

Les revendications du SCUM : sans-fac, filtres d’entrée et droits

Le SCUM demande l’inscription en licence ou en master des étudiants sans affectation, appelés sans-fac. Il réclame aussi la fin des filtres d’entrée, c’est-à-dire les critères qui trient les candidats, qu’il relie à Parcoursup et à Mon Master.

Pour peser sur les directions de l’économie et de Montpellier Management, le SCUM a bloqué Richter. Le syndicat y voit un moyen d’obtenir l’inscription des sans-fac et le remboursement de ces droits.

Voici les montants demandés par le SCUM sur les droits d’inscription, et la réponse de Philippe Augé :

  • Licence : le syndicat demande le remboursement des droits d’inscription différenciés, qui sont plus élevés pour certains étudiants internationaux. Il réclame 2 902 € par an.
  • Master : il demande le même remboursement, à hauteur de 3 950 € par an.
  • Réponse : Augé renvoie ces revendications au gouvernement et au ministre de tutelle, car elles touchent tout le pays et non les seules universités.

Le 17 octobre, jusqu’à 35 000 personnes dans les rues de Montpellier

Le samedi 17 octobre, la préfecture de l’Hérault annonce 35 000 manifestants dans les rues de Montpellier. Ce chiffre montre que le mouvement dépasse largement les universités.

Le cortège réunit des lycéens, des étudiants, des Gilets jaunes, des syndicats et des personnes de plusieurs professions. Les mots d’ordre portent sur la vie chère et le manque de moyens dans les services publics, dont l’éducation.

Les blocages du 19 octobre ne sont pas une première. Le campus principal de Paul-Valéry est bloqué depuis le 1er octobre, et le campus Triolet, avec la faculté de droit et de science politique, depuis le 6 octobre.

Derrière ces fermetures, il y a une même demande. Les étudiants réclament une scolarité gratuite et l’accès aux études qu’ils souhaitent suivre.

La suite annoncée : l’acte II des gilets jaunes le 24 octobre

Le syndicat Renouveau syndical Montpellier se réunit le soir du 19 octobre pour décider de la suite. Sa porte-parole, Alétheïa Bruel, assure que la précarité étudiante restera au centre des débats. Rien n’est acquis : tout dépend de cette réunion.

De son côté, le SCUM veut poursuivre la mobilisation jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Il juge que le discours du président de la République ne répond pas à ses attentes.

Deux échéances sont à suivre dans les jours qui viennent :

  • Samedi 24 octobre : acte II des Gilets jaunes, annoncé à Montpellier par la coordination du mouvement.
  • Pendant les vacances scolaires, des lycéens veulent continuer à se mobiliser.
  • Les élèves du collectif « Joffre engagé » envisagent des blocages de gares et de ronds-points.

Le 19 octobre, Richter a rouvert après une intervention policière, mais Triolet et le campus route de Mende sont restés fermés. Le mouvement continue.

Pour savoir où en est un cours, il faut suivre les consignes de son établissement et les vérifier avant de se déplacer. Une fermeture peut changer d’un jour à l’autre.

Foire aux questions

Où se situe le campus route de Mende de l’université Paul-Valéry ?

Le campus principal de Paul-Valéry se trouve route de Mende, à Montpellier. Le site y a été bloqué le 19 octobre et il est resté fermé.

Paul-Valéry étant un établissement distinct de l’Université de Montpellier, c’est lui qui donne les consignes.

La bibliothèque universitaire de Richter a-t-elle fermé le 19 octobre ?

Non, la bibliothèque universitaire de Richter est restée ouverte le 19 octobre, de 8 h à 19 h, alors que des facultés du même campus avaient été bloquées le matin.

Pour un étudiant qui voulait travailler ce jour-là, le site de Richter restait accessible.

Quelle est la prochaine mobilisation annoncée après le 24 octobre ?

Aucune mobilisation n’est encore annoncée après le samedi 24 octobre. Ce jour-là, l’acte II des Gilets jaunes est prévu à Montpellier, et des lycéens veulent continuer à se mobiliser pendant les vacances scolaires.

Quels sites universitaires sont concernés par des fermetures en octobre ?

En octobre, quatre sites universitaires de Montpellier ont été bloqués : la faculté de droit et de science politique, Triolet, le campus Paul-Valéry et Richter.

Le 19 octobre, la police a levé le blocage de Richter, tandis que Triolet et Paul-Valéry sont restés fermés.

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Habitant à Montpellier depuis plus de 20 ans, je vous partage mon expertise sur la ville et ses meilleurs endroits.
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