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Consultation publique sur les crues du contournement ouest de Montpellier

Alexis
22 Min Read
Étude des enjeux de crue autour du contournement ouest de Montpellier : quel impact pour les infrastructures locales ?
En bref
  • Vous pouvez donner votre avis jusqu’au lundi 2 novembre 2026 sur deux aménagements destinés à limiter les crues liées au contournement ouest de Montpellier.
  • Le premier est un chenal au sud de la RN 109, le second une zone d’expansion des crues à Engarran, le long de la Mosson.
  • Les travaux coûtent 3 millions d’euros hors taxes, auxquels s’ajoutent 1,5 million d’euros pour les acquisitions foncières.

Sommaire

  1. Une consultation publique sur deux aménagements contre les inondations à Montpellier
  2. Le chenal de la RN 109 et la zone d’expansion d’Engarran
  3. La justice impose de compléter l’étude sans annuler la DUP
  4. Le volume à compenser passe de 80 000 à 57 515 m³
  5. Les compensations coûtent 4,5 millions hors coût du COM
  6. Les contributions révèlent des craintes et des avis favorables
  7. Les travaux préparatoires avancent pendant la régularisation
  8. Le dossier en ligne détaille les études et le dépôt des avis
  9. Foire aux questions

Une consultation publique est ouverte concernant deux aménagements de 3 millions d’euros pour prévenir les inondations liées au contournement ouest de Montpellier. Reste à savoir ce qu’ils changent vraiment.

Voici le point sur le dossier et comment déposer votre avis avant le 2 novembre.

Une consultation publique sur deux aménagements contre les inondations à Montpellier

Une consultation électronique est ouverte du vendredi 9 octobre au lundi 2 novembre 2026 inclus. Elle porte sur les mesures destinées à compenser les effets du contournement ouest de Montpellier sur les zones inondables.

Le ministère chargé des Transports pilote cette procédure. Elle est conduite au titre de l’article L. 123-19-1 du Code de l’environnement. Vous pouvez y examiner le complément de l’étude d’impact ainsi que le projet d’arrêté destiné à régulariser le dossier.

Les observations concernent deux ouvrages, implantés à Juvignac et dans le secteur d’Engarran :

  • Le premier doit détourner une partie des eaux du ruisseau de la Fosse.
  • Le second doit restituer à la Mosson un volume de stockage perdu avec le projet routier.

Cette consultation vous concerne si vous êtes habitant, propriétaire, associatif, agriculteur ou chef d’entreprise. Elle est aussi ouverte à toute personne intéressée par les effets hydrauliques du contournement.

Une contribution peut porter sur la conception des ouvrages, leur emplacement, leur efficacité attendue ou les conditions de régularisation du projet.

Le compteur affichait 67 contributions au 12 octobre 2026. Ce total continuera d’évoluer jusqu’à la clôture. Les avis peuvent être déposés jusqu’au lundi 2 novembre inclus, avant leur publication sur la plateforme officielle.

Vous trouverez le dossier complet et le formulaire de contribution en ligne, sur la plateforme des consultations publiques du ministère.

Cette participation ne constitue pas une nouvelle enquête publique sur l’ensemble du contournement.

Elle se limite au complément de l’étude d’impact consacré aux compensations du risque d’inondation. Elle porte aussi sur le projet d’arrêté, qui doit intégrer ces mesures au dossier de 2021.

Le chenal de la RN 109 et la zone d’expansion d’Engarran

Le dispositif présenté au public comprend deux ouvrages. Le chenal de délestage se situe au sud de la RN 109. La zone d’expansion des crues doit être aménagée en rive droite de la Mosson, sur le site d’Engarran.

Le chenal doit détourner une partie des eaux de la Fosse

Pendant les crues, le chenal capte les eaux du ruisseau de la Fosse. Il les conduit à l’écart du secteur le plus exposé, puis les restitue en aval. L’objectif est de limiter la montée des eaux autour de la RN 109 et des quartiers voisins.

Les calculs du dossier retiennent, pour les épisodes de crue étudiés :

  • Détournement : environ 63 % du débit
  • Baisse du niveau d’eau : de 10 à 50 centimètres, selon l’intensité de l’événement et le secteur observé
  • Emprise : environ 1,37 hectare réparti sur 22 parcelles, incluant les surfaces creusées, les accès au chantier et les espaces d’entretien

Le projet prévoit la démolition d’un bâtiment industriel de 1 750 m², ainsi que d’autres constructions situées dans l’emprise. Ces démolitions rendront environ 2 050 m² de sol perméable. Une partie des surfaces aujourd’hui bâties disparaîtra donc.

Les diagnostics réalisés avant les travaux n’ont détecté ni amiante, ni plomb, ni parasites dans les bâtiments concernés. Ces résultats simplifient la préparation des démolitions. Ils limitent aussi les contraintes sanitaires de cette phase.

Engarran doit rendre du volume à la Mosson

La zone d’expansion des crues d’Engarran doit restituer 62 720 m³ au lit majeur de la Mosson. Le lit majeur désigne l’espace naturel dans lequel la rivière peut s’étendre lors d’une crue importante.

L’aménagement couvre une surface d’environ 6,37 hectares. Le terrain y sera abaissé ou modelé pour stocker temporairement l’eau. Cette eau sera ensuite rendue progressivement au cours de la Mosson, lorsque son niveau baissera.

Le site se trouve dans un secteur de terres viticoles. Environ 6 hectares proviennent du domaine d’Engarran. Par ailleurs, 7,54 hectares ont fait l’objet d’une indemnisation agricole au titre des emprises du projet.

Cette zone agit sur les volumes d’eau stockés dans la vallée de la Mosson, et non sur le débit de la Fosse. Les deux ouvrages répondent donc à des secteurs distincts. Ils ont cependant un même objectif : compenser les espaces inondables occupés par le contournement.

La justice impose de compléter l’étude sans annuler la DUP

La consultation s’ouvre après une décision de la cour administrative d’appel de Toulouse. Les juges ont relevé une insuffisance dans l’étude d’impact. Ils ont toutefois laissé à l’État la possibilité de corriger le dossier.

La cour accorde six mois pour régulariser le dossier

Dans son arrêt du 21 juillet 2026, la cour a constaté que l’étude d’impact ne précisait pas assez les mesures compensatoires liées au risque d’inondation. Le dossier évaluait les effets du projet, mais il ne présentait pas clairement les ouvrages destinés à les compenser.

La cour a prononcé un sursis à statuer de six mois. Ce délai reporte le jugement définitif sur le recours. Il permet à l’État de produire un complément à l’étude d’impact, puis de présenter les mesures retenues dans un arrêté de régularisation.

Un sursis à statuer n’équivaut pas à l’annulation de la déclaration d’utilité publique. La cour n’a pas supprimé la DUP du contournement ouest de Montpellier. Elle a suspendu sa décision finale le temps de régulariser les insuffisances relevées.

Le délai accordé à l’État concerne aussi le complément consacré aux compensations hydrauliques. C’est le cœur de la consultation ouverte en octobre. Il faut aussi tenir compte de l’absence de contre-expertise obligatoire sur l’évaluation des investissements publics.

La déclaration d’utilité publique reste applicable

Le contournement ouest de Montpellier a été déclaré d’utilité publique par un arrêté ministériel du 2 septembre 2021. Le projet consiste à réaménager environ six kilomètres de voiries existantes en 2 × 2 voies entre l’A750 et l’A709.

Un arrêté du 27 juillet 2026 a prorogé les effets de la DUP. Cette prorogation maintient le cadre administratif du projet. Elle permet de poursuivre les procédures liées aux acquisitions foncières et aux travaux autorisés.

Le projet d’arrêté soumis au public précise les mesures compensatoires retenues pour le risque d’inondation. Il prévoit d’ajouter le complément à l’étude d’impact. Il inscrit aussi les deux ouvrages dans l’annexe 3 de l’arrêté de 2021, avec une publication prévue au Journal officiel.

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté trois recours contre l’arrêté de cessibilité des parcelles, le 15 septembre 2026. Ces recours venaient de propriétaires et d’une association de riverains. Ils contestaient l’expropriation de terrains nécessaires au projet.

La consultation intervient donc à un moment précis de la procédure. Elle ne remet pas en discussion toutes les caractéristiques du contournement. Elle permet au public de se prononcer sur les mesures hydrauliques ajoutées pour répondre aux critiques de la cour.

Le volume à compenser passe de 80 000 à 57 515 m³

Le volume de zones d’expansion des crues à compenser a été revu à la baisse au fil des études. Le chiffre initial de 80 000 m³ tombe à 57 515 m³, grâce à des ajustements de conception et à une définition plus précise des terrassements en zone inondable.

Cette estimation représente une baisse de 22 485 m³, soit un peu plus d’un quart du volume initial. Le projet doit toujours compenser ses effets hydrauliques. Le volume soustrait aux espaces naturels d’expansion des crues est simplement plus faible.

Cette révision repose sur des ajustements du projet et sur des calculs hydrauliques plus détaillés. Elle distingue aussi mieux les remblais, les déblais et les volumes réellement retirés de la plaine inondable.

Le rapport d’enquête publique de 2025 retenait déjà 57 515 m³ pour les remblais situés en zone inondable. Ce volume devait être compensé localement, sur la rive droite de la Mosson.

La capacité annoncée pour Engarran dépasse le volume à compenser :

  • Volume à compenser : 57 515 m³
  • Capacité d’Engarran : 62 720 m³
  • Écart : 5 205 m³ entre le volume restitué au lit majeur et le volume finalement retenu pour la compensation

Les deux dispositifs mobilisent près de 8 hectares, chenal et zone d’expansion réunis. Cette surface représente moins de 5 % des 166 hectares d’emprise totale du contournement ouest de Montpellier.

Le projet initial prévoyait 80 000 m³, sans préciser assez les compensations. Le nouveau dossier donne désormais un volume révisé et indique où seront placés les ouvrages qui restitueront les capacités d’expansion.

Les compensations coûtent 4,5 millions hors coût du COM

Le budget des ouvrages et du foncier

Le budget des compensations se répartit ainsi, hors taxes :

  • Travaux des deux aménagements : 3 millions d’euros, en valeur 2021, pour le chenal de délestage et la zone d’expansion des crues
  • Acquisitions foncières : 1,5 million d’euros
  • Total : environ 4,5 millions d’euros, travaux et foncier additionnés

Ces crédits restent distincts du coût général du contournement. Cette séparation vous permet de repérer la dépense liée à la prévention des inondations. Elle ne se confond pas avec la construction de la voie et de ses échangeurs.

Le contournement représente 270 millions d’euros

Le coût global du contournement ouest est estimé à 270 millions d’euros hors taxes, en valeur 2021. Il s’agit du montant de référence pour l’ensemble de l’opération.

Les 4,5 millions consacrés aux compensations représentent environ 1,7 % de cette enveloppe. La part est donc modeste.

Le financement relève d’ASF, dans le cadre de la commande de l’État et du contrat de concession. Les ouvrages compensatoires font partie de cette opération. Ils répondent pourtant à une obligation environnementale et hydraulique propre.

Les contributions révèlent des craintes et des avis favorables

Un dossier jugé trop technique par ses opposants

Le collectif Autre COM trouve la présentation du projet très technique. Pour une personne qui ne connaît pas les études hydrauliques, elle est difficile à suivre. Il demande des explications plus simples sur les hypothèses, les cartes, les volumes et les effets attendus.

Le collectif doute de l’efficacité réelle du chenal et de la zone d’expansion. Ses interrogations portent sur :

  • le comportement des ouvrages lors des fortes crues ;
  • la précision des modélisations ;
  • la capacité des aménagements à protéger durablement les secteurs exposés.

Le dossier mis au public donne plusieurs éléments pour vérifier les effets annoncés. Vous pouvez consulter les plans, les études hydrauliques, les volumes de compensation, les emprises foncières et le projet d’arrêté avant de déposer une observation.

Comparer le volume initial, le volume réévalué et la capacité prévue à Engarran permet de comprendre le raisonnement d’ensemble. Le coût des travaux ne suffit pas à le juger.

Les avis portent sur les risques locaux

Plusieurs contributions rappellent les inondations vécues dans le secteur montpelliérain en 2014. Cette crue sert de référence à une partie des modélisations. Elle nourrit aussi les demandes de garanties pour les quartiers et communes déjà exposés.

Les activités agricoles et d’élevage suscitent des inquiétudes. Le site d’Engarran comprend des terres viticoles. Les acquisitions comme les travaux peuvent modifier les conditions d’exploitation, les accès, les parcelles disponibles et les usages des terrains.

Les travaux préparatoires avancent pendant la régularisation

Le chantier a commencé par les réseaux et les diagnostics

Les travaux préparatoires ont débuté en janvier 2026. Ils prévoient de déplacer les réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications. Ainsi, aucun conflit ne viendra gêner les futurs terrassements ni les ouvrages routiers.

L’année 2026 se concentre sur deux chantiers. Le début des travaux principaux est prévu fin 2026, sous réserve :

  • des réseaux à dévoyer
  • de l’archéologie préventive
  • de la poursuite des autorisations
  • de la procédure de régularisation

Le projet réaménage environ six kilomètres de voiries entre Juvignac, Montpellier et Saint-Jean-de-Védas. Il comprend des échangeurs, des carrefours modifiés, des voies séparées et des aménagements pour les transports collectifs.

Les recours fonciers ne bloquent pas les opérations préparatoires

La consultation actuelle ne porte ni sur ces recours fonciers, ni sur l’ensemble des choix routiers. Elle concerne uniquement le complément de l’étude d’impact et les mesures compensatoires liées au risque d’inondation.

Le sursis prononcé par la cour administrative d’appel de Toulouse n’a pas arrêté les travaux préparatoires. Les opérations autorisées peuvent donc continuer. Pendant ce temps, l’État complète le dossier et organise la participation électronique du public.

Le dossier en ligne détaille les études et le dépôt des avis

Les pièces permettent de vérifier les mesures proposées

Le dossier officiel regroupe plusieurs documents. On y trouve le complément à l’étude d’impact, les études techniques des deux ouvrages et les documents fonciers. Il comprend aussi le projet d’arrêté modificatif et les pièces de l’enquête publique environnementale de 2025. Vous pouvez tout consulter pour juger des mesures proposées.

Tout se trouve sur la page de la consultation du ministère chargé des Transports.

  • Complément à l’étude d’impact : volume de zones d’expansion des crues à compenser, hypothèses hydrauliques, effets attendus du chenal de la RN 109 et fonctionnement de la zone d’Engarran
  • Étude de conformité : compatibilité des aménagements avec le plan de prévention du risque d’inondation et dispositifs hydrauliques associés à la RN 109, en lien avec le projet routier, les remblais et les écoulements de la Fosse
  • Étude de compensation en rive droite de la Mosson : surface aménagée, volume rendu au lit majeur, terrassements prévus et terrains agricoles concernés
  • Pièces de l’enquête de 2025 : premières estimations, observations recueillies et ajustements apportés aux mesures hydrauliques

L’observation doit être déposée avant le 2 novembre

La participation se déroule en trois étapes sur la page officielle :

  1. Ouvrir la page de la consultation et consulter les documents utiles.
  2. Sélectionner le formulaire de dépôt d’un commentaire.
  3. Rédiger le texte, qui peut porter sur une mesure précise ou sur la cohérence générale du dispositif compensatoire.

Une contribution utile indique le point examiné. Elle précise le document concerné et la raison de votre observation.

Une question sur le volume, l’emprise, la sécurité hydraulique, l’agriculture ou le calendrier gagne en précision. Reprenez le chiffre ou l’ouvrage visé. Votre question sera ainsi plus claire pour les services qui la liront.

Vous pouvez déposer votre avis jusqu’au lundi 2 novembre 2026 inclus. Utilisez le formulaire en ligne prévu pour transmettre une observation au dossier.

Les contributions sont publiées sur la plateforme, sous réserve des règles applicables aux contenus déposés. Elles alimentent le bilan de la participation du public. Elles doivent aussi être prises en compte dans la suite de la procédure de régularisation.

Savoir si ces ouvrages répondent vraiment au risque d’inondation demande de consulter le dossier avant tout avis. Une observation qui cite le document, le volume ou l’emprise visés gagne en précision. Déposez la vôtre sur la plateforme du ministère au plus tard le 2 novembre 2026.

Foire aux questions

À quelles communes le contournement ouest de Montpellier s’applique-t-il ?

Le projet touche directement Juvignac, Montpellier et Saint-Jean-de-Védas, sur environ six kilomètres de voiries existantes entre l’A750 et l’A709. Les deux aménagements soumis à la consultation sont eux situés à Juvignac, au sud de la RN 109, et dans le secteur d’Engarran, en rive droite de la Mosson. Si votre domicile ou votre terrain se trouve dans l’un de ces secteurs, votre avis concerne directement votre commune.

Pourquoi les compensations sont-elles prévues à Juvignac et à Engarran ?

Chaque site répond à un secteur hydraulique précis, et c’est ce qui justifie leur emplacement. Le chenal de Juvignac agit sur les eaux du ruisseau de la Fosse, tandis que la zone d’Engarran restitue du volume au lit majeur de la Mosson, dans le même secteur que les zones impactées. Le dossier prévoit que cette compensation reste locale, sur la rive droite de la Mosson.

Quelle décision sera prise après la consultation ?

Les observations déposées seront intégrées à la procédure de régularisation, avec le complément de l’étude d’impact et le projet d’arrêté modificatif. Ensuite, la cour administrative d’appel de Toulouse examinera les mesures produites avant de statuer définitivement sur le recours contre la déclaration d’utilité publique. D’ici là, la DUP n’est pas annulée.

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Habitant à Montpellier depuis plus de 20 ans, je vous partage mon expertise sur la ville et ses meilleurs endroits.
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