Balade dans Montpellier...

Une cité entre tradition et modernité

 

 

page 4 : la rue de l'Herberie, l'Hôtel de Gayon et des Trésoriers de la bourse,
la place Saint Ravy, le sanctuaire Saint Roch et l'Hôtel de Fizes.

 

Rue de l'Herberie. À son extrémité, la place Castellane et la rue Saint Guilhem.

La photographie de gauche montre la rue de l'Aiguillerie qui borde la place Jean Jaurès et, en traversant la rue de la Loge, fait face à la rue de la Draperie Rouge.

Faisons un saut dans le temps pour voir les nécessaires travaux de rénovation de la rue de l'Herberie pendant que l'on déblayait l'intérieur du Virgin Mégastore après sa faillite en cliquant sur la photo ci-dessus.

 

 

La confluence des rues de la Draperie Rouge  et de l'Herberie donne naissance à une petite place, occupée par les tables d'un restaurant, d'où part la rue de la Vieille...

 

... et nous avons la surprise de trouver là, juste au coin de cette place, un très ancien Hôtel médiéval, l'Hôtel de Gayon du XIIIe siècle. Il a été modifié en 1660 comme la plaque commémorative l'indique.

 

Le sieur Gayon, riche financier,  avait des tables de change de monnaies installées autour de Notre-Dame des Tables (l'actuelle crypte de l'église primitive Sainte Marie), que des commis tenaient pour lui. Vous pouvez avoir d'autres renseignements en cliquant sur la vignette "La crypte de N. D. des Tables".

 

   

14 mars 2014 : la porte de l'Hôtel de Gayon est ouverte. J'en profite pour réaliser quelques clichés qui nous dévoilent un majestueux escalier. Un miroir biseauté, posé derrière la rambarde en pierre, renvoie l'image de l'escalier. La main courante métallique est, bien entendu, de construction beaucoup plus récente.

 

Ancien Hôtel de Gayon

L’Ostal des Carcassonne accueille actuellement la résidence Castellane. En 1999, lors de travaux, on découvre des fresques médiévales. Vers 1270, une grande demeure, l’Ostal des Carcassonne, est construite au n°3 rue de la Vieille (anciennement rue de la Draperie rouge), au centre du quartier des marchés. Les Carcassonne sont de riches négociants en draperie rouge, la teinture écarlate étant une des richesses importantes de la ville au Moyen-âge.
La chambre peinte, richement décorée, sera partiellement sacrifiée à la construction d’un nouvel escalier en 1661 et perdra pratiquement la moitié de sa surface. La plus grande partie des décors seront perdus de façon irrémédiable et le plafond sera dissimulé sous des lattis et du plâtre, jusqu’à sa découverte en 1999. Le décor peint sera bluté et recouvert d’enduit.
Les peintures racontent la vie de saint Eustache patron des drapiers. Le récit figuratif se passe dans un décor symbolisé par des chênes kermès et la représentation de nombreux moutons. Les Carcassonne montrent ainsi les éléments fondateurs de leur fortune : la laine des moutons fournissant la matière première des draps et le chêne kermès, parasité par les cochenilles, pour obtenir in fine le produit indispensable à la teinture écarlate.
Il est à noter que cette pièce est au centre d’un projet de restauration porté par Habitat Jeunes Montpellier.

 

 

 

La demeure est le dernier spécimen d'un type d'habitation fréquent au Moyen-âge symbolisant la puissance de ses occupants et communément appelé "maison tour".

En 1999, lors d'une rénovation de la grande salle de réception, on découvrit un plafond peint et une fresque murale datés de 1275 par deux experts du Moyen-âge.

Cette peinture illustre la vie de saint Eustache, patron des drapiers, sa conversion, sa persécution, son voyage en Egypte et sa traversée du Nil dans un décor peuplé de moutons et de chênes kermès. La laine du mouton et la cochenille qui parasite le chêne kermès servaient à la confection des draperies de couleur rouge qui ont fait la fortune et la réputation du Montpellier de l'époque.

 

 

 

Traité de Commerce passé entre
le Consulat montpelliérain
et la République de Venise en 1267

 

Espicéadors ramenant d'Orient les épices, pèlerins marchant vers Saint-Jacques-de-Compostelle, savants, changeurs et banquiers emprunteront, dès le XIème siècle, les voies qui conduisent à la cité naissante de Montpellier s'imposant dès lors comme une ville marchande. Elle le restera jusqu'à nos jours.

 

La place de la rue de la Draperie Rouge occupée par les tables du restaurant voisin et la rue de la Vieille, porte d'entrée de petites rues et places d'un charme un peu suranné, très vieux siècle.

Rue de la Vieille : à droite, la rue Saint Ravy qui aboutit à la place du même nom. Une plaque indique d'une flèche rouge la direction à prendre pour rejoindre la place Saint Roch.

 

Rue Saint Ravy qui précède la place du même nom dont on aperçoit les tables d'un restaurant.

L'arche, porte d'accès à la place Saint Ravy.

 

 

  

 

  

La place Saint Ravy et ses restaurants. Ces quatre clichés ont été pris le 12 septembre 2013.

Face à la fontaine, on aperçoit l'entrée vitrée de la galerie Saint Ravy.

 

  

Bordant la place, côté rue Cauzit et faisant l'angle avec la rue Joubert,  la galerie Saint Ravy, siège d'expositions souvent de haut niveau, ouvre ses portes. Vous pouvez visiter quelques expos en cliquant sur les vignettes de l'accueil. Vous aurez le choix entre plusieurs artistes de style différent.

 

Ci-dessus, rue de la Vieille, à l'entrée de la place Saint Ravy, une maison comporte sous les chenaux des poutres appelées "forjets". Autrefois, la toiture s’avançait de plus de 1 mètre (voire de 2 mètres !) par rapport à la façade, soutenue par ces "forjets". Cette caractéristique architecturale protégeait les murs du ruissellement des eaux de pluie qui se déversaient ainsi au milieu de la rue.

 

Mais cela assombrissait les rues étroites où la lumière du jour pénétrait déjà difficilement. Pour éviter cet inconvénient, les rebords de toiture ont été supprimées et les "forjets" sciés comme dans le cas de cet immeuble. La pose de chenaux est venue régler l'épineux problème de l'évacuation des eaux pluviales.

Le tag présent en juin 2007 (photo ci-dessus) a été nettoyé. Voir le cliché de la place Saint Ravy pris en septembre 2013.

Ci-dessus, place Saint-Ravy, une fresque de carreaux de faïence polychrome indique "Schola de Montpellier" (Ecole de Montpellier) sous une fenêtre ogivale trilobée qui a été obturée. Voir en survolé un cliché pris le 25 février 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous la fresque (cliché ci-contre) deux plaques, l'une écrite en latin, l'autre en français évoquent la gratitude de la ville de Montpellier envers l'un de ses fils :

 

"Au disciple et

continuateur de l'œuvre

de Charles Bordes

Paul Coulet

Montpellier 1876-1936"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous un agrandissement de la fresque de Raoul Bussy datée de 1905 (cliché pris au téléobjectif le 25 février 2014).

 

 

   

La rue Joubert fait suite à la place Saint Ravy. Des marches en pente assez prononcée conduisent à la rue de l'Ancien Courrier.

Bien en vue, la plaque fléchée indique l'itinéraire pour se rendre place Saint Roch distante de quelques dizaines de mètres.

Ci-dessus, le panonceau figurant à l'angle de la rue. Une belle réalisation de peinture sur tôle, malheureusement passablement défraîchie, avec son support en fer forgé rongé par la rouille.

 

10 juin 2007 : sans doute choqués par la vétusté du panonceau, les "services artistiques municipaux" ne l'ont pas restauré mais remplacé par...

 

                

... une horrible cocotte en cuivre dont une patte est déjà cabossée ! Le degré zéro de l'art moderne. Si l'on peut encore appeler ça de l'art. La potence est logée à la même enseigne (sans jeu de mots). Tout aussi basique que la suspension.

 

 

10 février 2008 : L'affreuse cocotte en cuivre a été enlevée. Reste encore la non moins affreuse potence.

Il faudrait cependant replacer correctement la plaque indiquant la direction de Saint Roch.

 

4 août 2009 : la plaque "Place St Roch" a été enlevée mais pas la potence !

Une nouvelle plaque indicatrice, reprenant plusieurs directions, a été installée à hauteur d'homme. (3 avril 2013 : déjà brisée).

 

3 avril 2010 : L'affreuse potence est toujours là ! Qu'attend la municipalité ?

 

 

 

 

 

Le retour de l'OVBI (Objet Vissé Bien Identifié)

 

8 octobre 2011 : L'affreuse cocotte en cuivre est revenue peinte en jaune canari, la patte toujours cabossée. Quatre vis et un losange hérissé de barres horizontales, de même couleur jaune, assurent la fixation de l'objet sur le mur de l'immeuble situé à l'angle de la rue Joubert.

 

Là, pour le coup (pour le coût aussi), cette innommable œuvrette déjà marquée par les déjections des oiseaux et par la pollution atmosphérique, mérite d'être encadrée (de jaune) en tant qu'antithèse du goût dans ce site qui rapporte d'ordinaire les plus beaux chefs-d'œuvre que recèle la merveilleuse cité qu'est Montpellier.

Horreur quand tu nous tiens !

 

19 mars 2013 : "Elle" a été enlevée par la mairie en début d'année selon les dires du voisinage. Reste à savoir s'il s'agit d'un retrait définitif ou pas ?

Aussi affreuse qu'elle puisse avoir été, il me prend comme un regret que cette cocotte jaune canari ne fasse plus partie de l'environnement. Commencerait-elle à me manquer ?

 

 

 

Un nouveau panonceau a pris la place de la cocotte en cuivre cabossée et peinte en jaune canari (pinson pourrait-on dire maintenant). Avec sa suspension plus sobre et son design restant dans le raisonnable, cette publicité pour des bijoux fantaisie se fond dans le décor.

 

 

  

La rue des Trésoriers de la bourse prend naissance tout de suite à droite de la rue Joubert. Au numéro 4 de cette rue l'on découvre l'Hôtel des Trésoriers de la bourse qui attise notre insatiable curiosité. La majestueuse porte d'une belle bâtisse du XVIIème siècle, comme l'indique l'Office du tourisme, est ouverte. Entrons...

 

    

Un couloir se terminant par une arche en plein cintre, dévoile une cour avec, au fond et de chaque côté, les habitations.

Côté gauche, un escalier desservant les étages supérieurs et à droite, la façade recouverte d'une plante grimpante
allant jusqu'au balcon du deuxième étage. Une entrée superbement décorée.

 

Vue générale de la cour et des bâtiments.

 

  

Une curieuse fontaine, dont le griffon est une sorte d'allégorie marine, rehausse le mur droit passablement délabré.

 

   

L'entrée du batiment qui fait face est surmontée d'un bas-relief...

 

... représentant des angelots remplissant une amphore de nourritures sortant d'une corne d'abondance.

 

   

L'entrée du bâtiment de gauche avec son majestueux escalier de pierre desservant les étages supérieurs.

 

Le couloir mène à une autre cour qu'un jardinet, aux arbres bien taillés, embellit.

 

Après avoir pris ces quelques clichés, je sors de la cour pour rejoindre la rue des Trésoriers de la bourse.

Je reprends ma promenade pour découvrir les trésors que recèlent sûrement les rues avoisinantes.

 

    

De la rue de l'Ancien Courrier (photographie de gauche), un passage conduit à la rue Voltaire et à l'église Saint Roch. Comme cela se voit assez souvent à Montpellier, un pont en plein cintre relie les deux côtés de la rue.

 

 

 

 

L'immeuble de la place Saint Roch peint en trompe-l'œil par "Sens GIE, le faiseur de trompe-l'œil". Seuls les deux véhicules garés devant le bâtiment sont bien réels.

 

Ci-contre, cliché du haut : derrière l'église Saint Roch, rue Voltaire, une aire de jeux pour les enfants (le square Saint Roch) et, à l'ombre des platanes autour d'une vasque, la terrasse du "Rajasthan", un café-restaurant.

 

Cliché du bas : la terrasse du "Rajasthan" déserte de nuit avec sa vasque centrale éclairée par un jeu de  lumières multicolores. Et de jour, en survolant la photo.

 

Sur les vitres peintes se reflète l'image de l'église en vis-à-vis. Photo prise en décembre 2012.

 

L'église néogothique de Saint Roch.

Pour une visite approfondie, cliquez sur la vignette de l'accueil "Saint Roch et les reliques".

 

Rue des Sœurs Noires suivie de la rue Saint Paul. Immédiatement à droite, la rue des Gagne Petit et deux rues plus loin, la rue des Teissiers.

Rue des Gagne-Petit et son avancée en encorbellement soutenue par des arches en ondes. Cachée entre deux arches de soutènement...

 

    

 ... une statue de saint Roch dans une niche protégée par un fort grillage. Photos prises le 24 août 2007.

 

 

C'est un scandale ! Notre patrimoine montpelliérain qui est dérobé, peut-être massacré par des mécréants qui n'hésitent pas à forcer une armature métallique grillagée pour s'emparer ou détruire la statue du saint patron de notre bonne ville. Les services municipaux doivent réagir à cette vague de destruction (après celle du "joueur de flûte de pan" vandalisée courant février 2015 par un "déséquilibré").

Photo prise le 19 septembre 2015 lors des journées du patrimoine.

 

16 septembre 2017 : la niche qui abritait la statue de saint Roch est toujours dans le même triste état.

 

 

 

Rue des Teissiers, ses restaurants et son puits fermé par une vitre et une forte grille. Ci-dessous, un cliché du puits pris à travers la vitre de protection.

 

 

La rue du Puits du Temple. Au fond, se détachant sur l'azur du ciel, la flèche de l'église Sainte Anne toute proche. À l'avant plan, le restaurant de la rue des Teissiers déjà présenté sur la photographie de gauche et le magasin de prêt à porter "Via 217" qui a fermé ses portes en mars 2008.

 

 

 

 

 

Sur la plaque commémorative du puits figure la phrase suivante :

 

"Puits de la Commanderie de Montpellier
de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

Aujourd'hui, Ordre de Malte"

 

 

 

 

 

 

        

Rue du Puits du Temple. Au numéro 6, l'Hôtel de Fizes attire notre attention...

 

 

 

... car il possède une des premières rampes d'escalier en fer forgé de Montpellier. La porte est ouverte, nous en profitons pour entrer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... et survoler la photographie ci-contre avec l'index de la souris, ce qui a pour vertu de déclencher la gâche électrique et d'ouvrir la grille. En cliquant, nous la franchissons discrètement et découvrons le magnifique décor du XVIIe siècle que laissait entrevoir la plaque commémorative fixée en façade.

 

 

 

 

 en page 5 : le palais de Tournemire, le quartier de l'Ancien
courrier, les rues de l'Argenterie et de l'Aiguillerie.

 

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