Balade dans Montpellier...

Une cité entre tradition et modernité

 

 

Page 1 : première partie.

 

De la place Rondelet à l'église Saint-Denis. 

Du cinéma Diagonal à la rue du Faubourg de la Saunerie et à la place Edouard Adam.

De la Grand rue Jean Moulin à la tour de la Babote, l'une des deux tours encore existantes des vingt-cinq de la médiévale Commune clôture.

 

 

 

L'immeuble des services financiers de la Poste,
les Chèques Postaux, place Rondelet.

 L'entrée du bureau de Poste de Rondelet

 

 

 Rue Rondelet, le car de la ligne reliant
Montpellier à Cournonsec.

 Le car est passé, cela permet d'avoir
une vue générale de la rue.

 

 

L'église Saint-Denis, construite au XVIIIe par Augustin Charles Daviler (1) et rénovée au cours du XIXe siècle, est le pivot central du quartier. Six rues, avenue et cours débouchent sur la place.

Les feux tricolores apportent la nécessaire régulation à un trafic automobile extrêmement dense à n'importe quelle heure de la journée.

 

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(1) de 1699 à 1707.

L'église Saint-Denis et son parvis.

 

À droite, Saint-Denis vue depuis le Cours Gambetta.

Située au carrefour des rues Rondelet, du Grand Saint-Jean et de l'avenue Georges Clemenceau, Saint-Denis est au cœur d'un quartier très passant.

C'est un bâtiment à l'histoire très mouvementée, aux multiples compartiments, d'un style dit "jésuite". Les ouvertures en demi-cercle renforcent cette sensation de lourdeur. Seul le clocher y déroge en apportant une note "aérienne" à cette architecture massive.

 

 

 

 

L'église Saint-Denis vue depuis la rue Rondelet.

 

Pour information : un entrefilet dans « Montpellier notre ville » n° 307 de novembre 2006 annonce qu’à l’occasion du bicentenaire de la construction de l'église de Saint-Denis une subvention de 43000 euros, accordée par la ville, permettra de rénover la façade de l'édifice qui, rappelons-le, est inscrite aux monuments historiques.

 

 

18 janvier 2007 : les travaux de rénovation de la façade de l'église de Saint-Denis sont en cours. L'entrée est protégée par des feuilles de plastique. Sur le cliché de gauche, une fontaine Wallace occupe le premier plan.

 

3 février 2007 : Saint-Denis avec sa nouvelle façade toute neuve. Près du porche, à gauche, nous pouvons voir une plaque métallique fixée sur la façade qui indique la hauteur par rapport au niveau de la mer. Ce sont les services des Ponts et Chaussées qui avaient la charge d’installer ces repères sur les immeubles les plus importants de Montpellier.

 

Nous lisons au centre : 29,00 (mètres) cote de la tablette au-dessus du niveau moyen de la mer.

À gauche : repère du niveau de la mer.

À droite : Ponts et Chaussées.

 

 

Les travaux  concernant le parvis de l'église Saint-Denis et les abords immédiats sont achevés. Un trompe-l’œil vient compléter cette belle restauration.

 

     

L'intérieur de l'église est à l'image de la restauration de sa façade et des abords : infiniment attrayant avec ses chapelles latérales éclairées par de très beaux vitraux qui ornent ces mêmes ouvertures en demi-cercle. À gauche, la nef centrale. À droite, La chapelle latérale de l'Annonciation au magnifique vitrail.

 

  

La nef centrale et son beau vitrail représentant la nativité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photographie de gauche, le bus débouche de l'avenue Georges Clemenceau sur la place Saint-Denis pour emprunter le couloir réservé de la rue du Grand Saint-Jean. Il masque l'entrée du cinéma Diagonal.

Autrefois, dans les années 1972-73, à l'occasion des festivités de Noël, des manifestations théâtrales et cinématographiques étaient programmées pour les enfants des agents des Chèques Postaux et leurs parents. À cette époque, le cinéma s'appelait le Rex, et passait des films pornos. D'ailleurs, une entrée latérale désaffectée conserve cette identité (voir cliché ci-contre).

 

L'entrée du Diagonal actuel. Le modernisme a touché aussi ce cinéma de quartier : portes vitrées à encadrement en alluminium anodisé, salle climatisée...

 

... et réception rutilante. Une mue sans doute nécessaire pour résister à la concurrence envahissante de la toute puissante télévision. Le hall est assez vaste et, comme dans tous les cinémas, les murs sont couverts d'affiches. Peut-être pour ne pas rompre tout à fait avec son passé, quelques affiches (voir ci-contre "La vie secrète de madame Yoshino") se rapportent à des œuvres plutôt hard. Une autre affiche, annonce "Short bus", film qui traite d'un problème malheureusement de tous les temps, à savoir celui de "pas d'amour sans amour". Le dessin qui orne l'en-tête de l'affiche est assez suggestif et tout à fait en rapport avec l'objet du film.

Dernière minute : le 28 avril 2007, la presse locale annonce la liquidation des cinémas Diagonal.

 

Rue du Faubourg de la Saunerie. Un bus arrive du Bd de l'Observatoire, franchit la place Edouard Adam, pour emprunter son couloir de circulation. Une bordure centrale interdit efficacement le stationnement dans la voie réservée aux véhicules des particuliers. Au grand dam des commerçants dont les clients automobilistes ont disparus !

7 février 2007 : le carrefour a été remanié et la bordure centrale de la rue n'existe plus. Faire et défaire c'est toujours travailler.

La place Edouard Adam (avant rénovation) et la rue du Faubourg de la Saunerie. Au fond, l'église Saint-Denis. À l'avant plan, le début de la Grand rue Jean Moulin en zone piétonne. À droite, cachée par le Fournil St Nicolas, la colonne surmontée de sa singulière marquise annonce le film de la semaine et offre son siège circulaire aux passants en quête d'un peu de repos. À gauche, partiellement caché par le bus, un immeuble peint en trompe-l’œil.

On peut apprécier toute la hardiesse de cette œuvre magistrale réalisée par "Mad'Art" sur les deux photographies suivantes.

 

 Ci-dessous, la place Edouard Adam après rénovation.

 

 

La nuit commence à tomber. Les deux bornes centrales amovibles se sont escamotées pour laisser passer un automobiliste autorisé.

 

    

L'automobiliste est passé (et stationne rue du Faubourg de la Saunerie, la bordure centrale n'existant plus, obligeant les autres automobilistes à le contourner par la file réservée aux bus). Le feu a viré au rouge et les bornes centrales se sont relevées interdisant l’accès au carrefour. Mais revenons, cette parenthèse semi-nocturne refermée, à notre promenade initiale.

 

Le boulevard de l'Observatoire, à gauche, fait suite à la rue de la République, à droite.

 

Boulevard de l'Observatoire. Les murs imposants encadrant l'entrée de la tour de la Babote. À gauche, le début du boulevard Victor Hugo.

 

    

La tour de la Babote (ou Babotte, les deux orthographes coexistent), classée monument historique en 1927. Ce nom aurait un rapport avec les vignes qui, autrefois, occupaient les alentours. Les vendanges terminées, les grappes de raisin étaient foulées aux pieds à la "bas botte". D'autres croient que ce nom viendrait de l'Occitan "babota" qui signifie "fantôme" car l'on pensait que la tour était hantée. Certains pensent aussi qu'il y aurait un lien avec des "petits chiens" sans pouvoir, pour autant, développer cette alternative. À vous de vous faire une opinion.

 

    

 L'entrée de la tour de la Babote qui donne sur le square.

 

 

 

Le square de la Babote : un havre de paix et de tranquillité au milieu du bruit de l’intense circulation automobile des rues environnantes. Malgré l'ombre, les parasols du café "Art Manga" sont déployés.

 

 

Le restaurant du square "Les jardins de la Babote" et sa carte bien en vue annonçant également le plat du jour à 8,50 euros.

 

 

 

Sur la photographie de droite, l'élégant escalier en pierre conduisant à l'observatoire. On distingue, sur le mur, une sorte de bas-relief assez abîmé aux couleurs polychromes passablement délavées. En réalité, ce n'est qu'une illusion d'optique, le mur est tout simplement dégradé. Sans plus.

 

 

 

La tour de la Babote vue du square et sa porte monumentale. L'observatoire se trouve derrière les fenêtres.

On y accède par la poterne que l'on aperçoit, à droite, à l'extrémité de l'escalier.

  

 

 

Le carrefour des boulevards Victor Hugo, de l'Observatoire et des rues Anatole France et de la République, en face, cachée par le bus.

 

 

Ajoutons que le premier parachute a été essayé le 26 décembre 1783 par Sébastien Lenormand en sautant du haut de la tour. Sans succès car le parachute n'était pas doté d'une ouverture dans sa partie supérieure qui aurait permis à l'air de s'échapper.

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  page 1
 2ème partie

en deuxième partie : le square Emmanuel Robles, avec visite virtuelle
du musée de la France en Algérie (1830-1962).
Le square Planchon, les halles Laissac, l'Hôtel de Boussugues en rénovation
et la maison natale de Frédéric Bazille dans la Grand rue Jean Moulin.