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page 1. En partant de la place de la Comédie, prolongeons notre flânerie sur l'Esplanade...
Arrêtons-nous un instant devant "la loge aux fleurs" pour nous remplir les yeux de mille couleurs et humer mille senteurs. Demandons aux marchands ambulants du "marché du mardi" les derniers arrivages concernant tel vêtement ou bien des nouvelles des commandes passées la semaine précédente.
Sourions devant la joie des tout-petits faisant leur tour de manège dans le camion rouge de pompier ou au volant de la rutilante "torpédo" devant leurs mamans patientes et attentives. À droite, une vue de l'Esplanade avec ses terrasses de cafés aux parasols déployés et, an fond, le Centre Rabelais.
Le Centre
Rabelais qui n'est autre que l'ancien cinématographe Pathé, première véritable
salle de cinéma de Montpellier construite en 1908 par les architectes Hector
Loubatié de Bordeaux et André Cassan de Montpellier. La salle d'une surface de
500 m2 comportait 1000 places. Le peintre Marsal a réalisé son rideau de scène
en 1910. C'est une très belle façade rénovée à l'identique, aux guirlandes de
pierre, surmontée du célèbre coq emblème des frères Pathé. Sur la photographie
des banderoles sont disposées pour inciter les chalands à donner leur sang.
Il
semblerait, d'après Marie R., une correspondante blogueuse (voir le Livre
d'or), que l'on doive à un sculpteur sétois, François Archer, la
réalisation du coq Pathé. Malgré des recherches dans les nombreux livres
traitant de l'histoire de notre bonne ville de Montpellier, je n’ai absolument
rien trouvé sur la vie et l’œuvre de ce sculpteur régional. À bout de
ressources, j'ai fait appel à l'expert de Montpellier, Roland Jolivet, qui m'a
fait cette réponse le 12 février 2010 : "Je
comprends que vous n'ayez rien trouvé sur ce mystérieux sculpteur car m'y étant
intéressé il y a quelques années, je n'avais rien trouvé non plus. Au cours de
mes nombreuses lectures sur l'histoire de Montpellier et sa région je n'ai
jamais rencontré, hormis le coq, le moindre texte sur cet artiste. Je suis
désolé de ne pouvoir vous fournir des renseignements complémentaires." Mais c'était sans compter sur la pugnacité de ma
correspondante Marie du Montpellier daily photo blog (l'on
peut consulter son blog en cliquant sur "Les liens")
qui m'a fait parvenir l'adresse d'un article figurant
dans "Montpellier pas à pas au fil des ans, au fil des rues"
publié
par "Google livres" où la paternité du fameux coq
de la compagnie Pathé est
clairement attribuée au ciseau du sculpteur sétois François Acher (et non pas
Archer) qui réalisa
ce chef-d’œuvre en 1909.
Petite
histoire des cinémas de Montpellier : « Les
premières images du kinétoscope Edison sont présentées dès 1895 sur la place de
la Comédie, à l’hôtel Nevet, précédant de 3 ans la création de la salle
Lumière, à la Grand-rue. Simple attraction supplémentaire dans les music-halls
montpelliérains (comme l’Eden-concert, qui inscrit à son programme des
projections de "vues animées" dès 1898, ou l’Eldorado, rue de
Verdun, en 1906), puis, à partir de 1900, dans les cafés de la place de la
Comédie, le cinéma, bien avant la première guerre mondiale, a rapidement ses
propres temples. En 1907, Pathé s’installe provisoirement dans la brasserie
Guillaume Tell au 6 du Bd Victor Hugo et le lieu et définitivement consacré en
1913 à ce qui n’était pas encore le 7ème art avec la création du
cinéma Le Fémina, très fier de son écran "glyphographe" donnant,
paraît-il, l’illusion du relief. En 1908, l’Eden cesse son activité de
café-concert et devient le cinéma Athénée.
De l'extrémité de l'Esplanade, au niveau de la passerelle qui mène...
...
l'allée centrale est parsemée de plaques
représentant divers pays étrangers,
des USA
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